À l’affût.

La Mitrailleuse, c’est d’abord un outil de diffusion d’idées qui n’ont pas de tribune dans le milieu anarchiste montréalais. Notre distribution se compose d’inspirations provenant d’outre-mer, de traductions françaises de textes que l’on considère pertinents pour réfléchir à nos formes de luttes et à comment elles s’articulent. Nous éditons et publions des écrits d’ici dans l’espoir d’encourager et de stimuler les débats, l’introspection, l’analyse et les pratiques.

Il nous semble que la présence d’un discours sur les pratiques insurrectionnelles et autonomes sans limites est presqu’inexistant dans le milieu francophone, d’une part à cause de sa rareté en français mais aussi par l’absence de collectifs qui prennent l’initiative d’en partager les idées.  Pourtant, la multiplicité des formes de luttes actuelles montre la nécessité de faire place à un discours contemporain qui s’enracine dans la sensibilité des expériences individuelles et collectives de rage et de haine envers ceux qui dominent la nature. Nous sommes inspiréEs par ces nouvelles façons de s’inscrire en opposition avec le système qui dépassent la rédaction de revendications et la création de structures formelles. Une guerre en cours simplement pour le vivant, la liberté et l’autodétermination. Notre passion est beaucoup plus forte que l’espace panoptique et tous ses murs qui nous sont  imposés.

Nous encourageons la reproduction et la distribution autonome de nos pamphlets, où que vous soyez.

Que vive l’anarchie.

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L’affaire Germinal  a été écrit par notre camarade et ami Alexandre Popovic. Il nous fait part du stratagème d’infiltration utilisé par la GRC durant les mois qui ont précédé le sommet des Amériques. Si le texte est disponible sur le site de la CRAP, nous avons cru pertinent de le mettre en page et de le distribuer en version papier.

En format page par page ici

En format imposé lettre US ici

(Nous recevons et transmettons)

Écrire son vécu, c’est un moyen d’exprimer. De le mettre à l’extérieur, et de pouvoir le comprendre, de reprendre le pouvoir. Si j’écris ce que j’ai vécu vendredi à Victoriaville, c’est donc pour mettre une distance avec ce que je ressens depuis, de le partager pour déconstruire le discours médiatique et la désinformation, pour que finalement ces événements, au lieu de nous diviser et de nous abattre, nous donnent plus de puissance collectivement.

Ce récit se veut un retour sur les événements qui entourent le manifestant blessé sévèrement la tête. J’ai été présente dans le cas d’Alexandre, du moment qu’il s’est retrouvé sur le sol, jusqu’à son départ en ambulance.

Peu de temps a séparé le moment où les barrières de contrôle de foule sont tombées et celui où les officiers de la Sureté du Québec ont fait usage de projectiles de lacrymogène. En plus ou moins 15 minutes, une partie de la foule qui n’avait pas de masques ou de foulard a dû rapidement se reculer et se refugier pour éviter les vents de gazs irritants. N’ayant pas de lunettes de protection et à cause de l’effet intense des gazs, j’ai été forcée de me déplacer. À certains moments, j’étais complètement aveuglée et j’avais de la difficulté à trouver mon souffle, j’ai eu le réflexe de chercher le soutien de manifestants et manifestantes pour trouver un lieu sécuritaire. Je me suis ensuite nettoyée les yeux avec la solution de lait de magnésie et d’eau, puis avec une amie nous nous sommes redirigée où la masse, la foule la plus importante était située.

Il y avait facilement 300 à 400 personnes qui étaient près de l’hôtel, soit dans l’action , c’est-à-dire près des policiers, ou plus en retrait. Il y avait un climat de tension, de colère, mais de solidarité. Le fil conducteur de la contestation du pouvoir du parti Libéral tissait une cohésion dans la foule et un support de la diversité des tactiques utilisées.

Tout ça a duré probablement un autre 10 à 15 minutes.

Ainsi nous étions sur la rue Steve, près de la station d’essence Sonic, nous avons redirigées des personnes incommodées pour qu’elles soient soignées, puis nous avons traversées la rue, et sommes passées derrières des commerces de la rue Arthabaska Est. Puis, nous sommes arrivées sur un terrain gazonné derrière le rang Naud Il y avait beaucoup de vent de gazs, mais vu qu’il se dispersait rapidement, les gens n’étaient pas incommodés. À ce moment, il n’y avait pas d’agents sur le terrain. Nous nous sommes dit que c’était un endroit bien placé pour observer les événements et décider de la suite. Du point où j’étais, il était possible de voir qu’il y avait des affrontements avec les agents de la SQ sur Arthabaska, encore une fois j’insiste sur la quantité de gazs qui étaient lancés pour faire fuir la foule.

Puis, j’ai entendu des gens crier qu’il y avait un blessé, de faire de l’espace. J’ai vu un groupe de personnes qui transportait le corps d’un homme âgé d’une vingtaine d’années. Il a été déposé sur le sol et je me suis agenouillée à côté de lui. Je n’avais pas de trousse de premiers soins avec moi, mais j’ai une formation de premiers secours alors j’ai procédé : j’ai vérifié son état de conscience, je me suis assurée qu’il soit stable et de préserver sa position, j’ai ensuite regardé s’il avait des blessures. Toutes ses étapes se sont passées très rapidement. Il était d’abord visiblement inconscient, avait de l’écume qui lui sortait de la bouche, il semblait être entrain d’étouffer. Je lui ai ouvert la bouche et j’ai tassé sa langue, il a toussé et a commencer à respirer de façon plus régulière. Puis j’ai remarqué que sur le côté de sa tête un quantité importante de sang coulait. J’ai tourné, déplacé ses cheveux et j’ai vu l’état de son oreille.

À ce moment, j’ai eu peur. Vraiment peur, quelque chose de grave était entrain de se passer devant moi qui me dépassait. Les gens se sont reculés, en voyant la blessure,j’ai eu l’impression qu’il allait mourrir. Mais je me suis mis dans un mode « intervention ». En sâchant qu’il était légèrement conscient, constamment je lui parlais pour le maintenir éveillé. Je me suis présentée, puis je me suis adressée à une des nombreuses personnes qui regardaient la scène et qui avait un téléphone cellulaire, je lui ai dit que c’était sérieux, qu’il fallait une ambulance immédiatement, que le blessé était en danger. La personne a appelé. Plusieurs personnes ont tenté de rejoindre les secours pendant cet événement, et cela a été extrêmement complexe d’avoir de l’aide dans les délais humains et nécessaires pour la survie de cette personne.

Une première personne qui avait une trousse de premiers soins a essayé d’éponger l’hémorragie avec des gazes de cotton, mais il n’avait pas assez de matériel. Une autre personne de l’équipe médicale de la manifestation a pris le relai, un ami du blessé s’est aussi rapproché, nous sommes restée ensemble jusqu’à l’arrivée des ambulanciers.

Le blessé a eu des épisodes de reprises de conscience, il était agité, manifestait de la douleur, de la panique. Autour de nous, il y avait énormément de bruits, de cris, d’action. J’essayais de le rassurer verbalement, je lui disait qu’il avait du courage, de rester avec nous, de se concentrer sur sa respiration, qu’il avait besoin d’aide, qu’il était blessé à une oreille, que je comprenais sa peur, que nous fesions notre possible pour le garder en sécurité. Je lui parlais de son ami qui était avec lui, son ami s’adressait à lui, et aidait à le garder allongé.

Cela devait faire une dizaine de minutes que nous étions au sol. J’ai entendu des tirs très rapprochés, et lorsque j’ai relevé la tête j’ai constaté que les agents de la SQ étaient sur le terrain, qu’ils s’approchaient de nous en nous lançant des gazs lacrymogènes. Des manifestants et manifestantes ont fait un périmètre de sécurité autour de nous, en criant qu’il y avait un blessé. Des gens s’addressait directement aux agents pour leur faire comprendre qu’il y avait une personne au sol en état grave. Malgré ma méfiance envers les policiers, mes critiques sur leurs actions et leurs comportements, sur leur fondements, leur idéologie, j’ai quand même naïvement cru, dans l’urgence, qu’ils allaient avoir suffisament de jugement pour nous donner un minimum de sécurité. Ils nous ont tirés des cannes de lacrymogènes à quelques mètre à peine. Nous avons du déplacer Alexandre deux fois à cause de l’incompétence de la SQ, plus grave encore, de ce comportement militaire qui reflète de l’intensification de la violence utilisée par le bras armé de l’État. Au travers de cette situation chaotique, les agents ont continué à appliquer les ordres, ils nous ont laissé délibérement la responsabilité de leurs actes et la gestion de la situation alors qu’il nous était impossible de donner les soins nécessaires.

À un certain moment, lorsque nous avons déplacé Alexandre la première fois, il a essayé de nous parler. Il était incapable de prononcer un mot, il répétait des sons, cherchait du regard un point de repère. Son ami lui parlait, d’autres se sont approchés. Je leur ai dit de s’occuper d’avertir ceux ou celles qui étaient avec lui, pour qu’il ait du support rendu à l’hôpital. Au deuxième déplacement, nous sommes allés sur le rang Naud, il y avait plus de personnes de l’équipe médicale de la manifestation qui s’occupait de lui. L’ambulance est finalement arrivée, escortée par des agents de la Sureté du Québec. Cela a pris un certain temps pour qu’elle nous atteigne, puis Alexandre a été mis sur une civière, son ami est monté avec lui.

Je n’entrerai pas dans les détails descriptifs de la blessure qu’il a eu, mais il s’agissait de lacérations, qui n’ont pu être le résultats de balle de plastique ou de boule de billard, même de roches. Alexandre n’avait pas de masque, pas de cagoule, il était en t-shirt. Mon hypothèse est qu’il aurait été incommodé par les gazs lacrymogènes, c’est retrouvé aveuglé et désorienté. Des tirs des deux côtés se sont faits, et il aurait reçu une grenade à ce moment. Il faut rappeler que tout cela c’est passé au début de la dite  « Émeute », les manifestants et manifestantes avaient peu de projectiles. Par contre, les grenades que lancent les agents sont des objets métalliques qui se déploient au contact avec une surface, le déclenchement de la grenade est une explosion du contenant et donc peut causer des coupures graves. C’est ce que je crois qui est arrivé à Alexandre.

Ce que j’ai vécu est une confrontation à une violence qui se rapproche de l’esthétique de la guerre. Depuis deux jours, j’explique les images qui me traversent, je pense à l’intervention policière, à l’odeur des lacrymogènes. J’ai été perturbée de voir par la suite l’état de santé d’Alexandre dans les médias, de constater que ce que j’ai ressenti correspondait réellement, proportionnellement à la gravité de la blessure. Qu’il ne s’agissait pas simplement d’une trame dramatique que je me suis construite. Je suis aussi en colère, de voir qu’encore une fois, les médias servent les intérêts de ceux qui gouvernent et qui détiennent le monopole de la violence. On a dit que nous avions été infiltrés par une minorité de casseurs, qu’il n’y avait pas eu de brutalité policière, que la réponse répressive était normale puisque nous avions traversé une « limite symbolique » qui avait été tracé autour de l’hôtel. On nous a montré un tas de roches, de bouts de bois et de tie-wraps, de toute évidence ramassés au hasard, pour démontrer l’agitation des manifestants et des manifestantes. On nous a monté de toute pièce un récit pour justifier une intervention militaire afin de protéger les représentants et représentantes du gouvernement.

On essaie de nous faire avaler qu’Alexandre aurait été blessé par d’autres manifestants ou manifestantes, que finalement c’est « de notre faute ». S’il y a une enquête de la Sureté du Québec dans cet événement, ce sera encore une fois pour conclure qu’ils n’en sont pas responsables. Déjà, les points de presse nous le montre : revendiquer une « limite symbolique » ne permet aucunement l’ampleur des attaques physiques sur des personnes aucunement équipée pour combattre à armes égales.

Bref, peu importe où se retrouvera ce récit je veux qu’il puisse résonner avec ceux de d’autres personnes qui ont vu, qui ont entendu, qu’il contribue au discours critique. Pour que notre mémoire collective permette de dire que nous n’oublierons pas, qu’il n’y a pas de pardon pour ceux et celles qui prétendre défendre la justice de l’élite sociale.

Venant de Gève Montréal

Nous appelons à l’organisation d’un contingent anarchiste dans la manifestation anticapitaliste organisée par la CLAC le 1 mai. La manif commencera à 16 h 30 au coin des rues Gosford et Sainte-Antoine, adjacent au métro Champ-de-Mars. Il ne sera pas difficile de nous trouver. Le code vestimentaire est le noir, mais si quelqu’un n’a pas une penderie suffisament équipée et n’a pas le temps d’aller à la friperie, il reste important de porter un masque et de se couvrir la tête. Amenez vos amiEs, des drapeaux, des plans, des parapluies, peut-être de l’eau ou des barres d’énergie pour les partager  (et qu’ainsi nous puissions continuer toute la nuit) ainsi que d’autres matériaux auxquels vous pouvez penser qui pourraient être utiles. Arrivez avec la compréhension que nous devons rester groupéEs et que nous devons lancer ce que nous voulons seulement de l’avant.

Nous espérons que beaucoup des gens qui ont porté des masques pendant la rébellion étudiante en cours, mais aussi celles et ceux qui ne l’ont pas fait, courront avec nous. Nous ne sommes pas des spécialistes et nous n’avons pas une liste de membres ou une cotisation annuelle. Même si vous  planifiez ne rien faire qui est particulièrement fou, ça sera vraiment apprécié si vous pouvez exprimer votre appui pour l’utilisation des tactiques diverses en vous habillant vous-mêmes en noir ou en contribuant à la normalisation du simple acte d’essayer de cacher son identité lorsque nous sommes confrontéEs par la surveillance étatique. Ce type de solidarité ne peut qu’être réciproque.

Si vous n’avez pas vraiment de plans pour le 1er mai par chez vous et que vous pouvez venir à Montréal, nous vous encourageons à le faire. Tu devrais passer du bon temps à Montréal.

Nous appréhendons avec enthousiasme ce que nos camarades partout dans le monde feront le 1 mai. De Caire à Barcelone, d’Athènes à Oakland, d’Asheville et Hamilton à Seattle et Chicago… Ici, nous avons été inspiréEs par ce que vous avez accompli et ce que vous êtes en train de faire maintenant. Ça nous rendra bien heureuses/heureux si les choses que nous effectuerons à Montréal cette année résonnent pour vous et deviennent une partie brillante de la tapisserie des ruptures que ce jour de lutte que nous partagerons ensemble tissera autour de la planète.

En ce qui concerne les événements qui se passent chez nous, il faut dire que la grève a été un succès mitigé. Nous nous sommes sentiEs faibles trop souvent quand nous aurions dû nous sentir fortEs. Nous avons permis au fantôme de l’opinion publique et au dogme fatigué du pacifisme de nous empêcher de faire ce que nous comprenons comme nécessaire pour défaire nos ennemiEs et comme étant complètement légitime– avant même que des bras aient été cassés ou l’œil de Francis Grenier ait été perdu ou que des centaines de nos camarades aient été arrêtéEs. Nous avons permis au gouvernement, à la police, aux administrations d’université et de cégeps ainsi qu’aux médias de limiter nos imaginations. Le 1er mai est le jour pour changer tout ça. C’est le jour durant lequel nous prendrons notre auto-défense au sérieux, que nous attaquerons nos oppresseurs et les systèmes qui nous contrôlent et que nous ferons tout ce que nous pouvons pour ouvrir des espaces pour nous pour vivre libres et dignement. Quand les anti-émeutes se tournent et s’enfuient de nous, nous avons créé une nouvelle relation entre nous et les chienNEs des patronNEs. Quand les caméras de surveillance et les tourniquets dans le métro sont détruits, nous avons changé la relation entre l’environnement urbain – ce qui est d’habitude soigneusement contrôlé – et toutes celles et tous ceux qui le traversent. Peu importe ce qu’il arrive, si nous agissons ensemble avec intégrité et courage face à la répression étatique, nous porterons ce sentiment dans les batailles qui viendront.

LE CAPITAL NOUS FAIT LA GUERRE – GUERRE AU CAPITAL!

NOUS VOUS VERRONS DANS LA RUE!

Venant de CLAC-Montréal

Rassemblement au Métro Champ-de-Mars
à 16h30
coin Saint-Antoine & Gosford

Ceci est un appel aux travailleurs et travailleuses,
aux précaires et aux sans-emploi.
C’est un appel aux pauvres, aux laisséEs-pour-compte,
aux marginaliséEs et aux oppriméEs.
C’est un appel aux étudiants et étudiantes qui sont en lutte.
Aux femmes, aux féministes radicales, qui avez toujours lutté du côté des insoumisEs.
C’est un appel à celles et ceux qui sont en tabarnak, pis qui sont à boutte.
Aux anticapitalistes, aux anarchistes, aux communistes, aux révoltéEs, aux insurgéEs et aux révolutionnaires.
C’est un appel à l’expression d’une juste colère!

CECI EST UN APPEL À LA GRÈVE SOCIALE POUR LE 1ER MAI!

Nous appelons à la grève générale pour le premier mai et nous appelons à la grève sociale générale illimitée, parce que nous ne voulons plus être l’huile qui fait fonctionner l’engrenage du capitalisme!
Nous serons la barre de fer qui fera tout dérailler!
Nous appelons à la grève sociale pour mettre fin au capitalisme, parce que sans nous, les capitalistes ne sont rien!
Et qu’ensemble, nous sommes tout, nous pouvons tout…

JOIGNEZ-VOUS À LA CLAC-MONTRÉAL (Convergence des luttes anticapitalistes) POUR LE 1ER MAI!

* Nous vous invitons à apporter vos bannières, vos drapeaux et vos pancartes, des mégaphones et de quoi faire du bruit! Et venez masquéEs! Nous vous encourageons aussi à former des groupes d’affinités!

* Si vous voulez aider pour la manifestation du 1er mai anticapitaliste, nous vous invitons à une réunion de préparation logistique et de bricolage. Que ce soit pour nous aider au dernier sprint de mobilisation, pour prendre des tâches durant la manif (animation, etc.), pour organiser un contingent, ou nous aider à faire des bannières et pancartes, votre participation est bienvenue!

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Samedi le 14 avril de 13h à 16h
6839 Drolet (Métro Jean-Talon)
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S.V.P. Confirmez votre présence à: info@clac-montreal.net

* Nous invitons aussi les groupes à appuyer cet appel pour la manifestation du 1er mai anticapitaliste, à former votre contingent dans la manifestation, à faire circuler l’appel dans vos réseaux et à aider pour la mobilisation.

Si vous êtes intéresséEs, contactez-nous à: info@cal-montréal.net.

Joignez-vous à nous!

Pour un premier mai résolument anticapitaliste, dans l’esprit des pionniers et pionnières de l’émancipation de la classe ouvrière, c’est un appel à reprendre la rue, à rompre l’ordre établi et à occuper TOUT.

Pour plus d’informations:
http://clac-montreal.net
info@clac-montréal.net


 

Nous seront présentes au Salon du Livre Anarchiste de Montréal qui aura lieu les 19 et 20 mai 2012 au CEDA, 2515 rue Delisle et au centre culturel George-Vanier, 2430 rue Workman, situé juste en face du CEDA. Passez nous voir à notre table!

Pour plus d’informations sur le salon: http://www.salonanarchiste.ca

Recueil de textes – SABOTONS LE PLAN NORD

La forêt précède la civilisation, le désert la suit suivi de Colonialiste, le mouvement étudiant?

Montréal, avril 2012. Deux textes contre le Plan Nord, en espérant faire circuler l’information largement à propos de ce projet de développement de la mort. Alors que le premier texte expose les développements actuels et la planification future du projet, le deuxième s’avère être une critique du syndicalisme étudiant d’un point de vue écoanarchiste.

Texte élaboré, mis en page et diffusé par La Mitrailleuse et La Mauvaise Herbe
http://anarchieverte.ch40s.net/partenaires/la-mauvaise-herbe/

En lecture page par page  / En brochure imposée imprimable format lettre US

Texte publié sur le CMAQ

Nous sommes étudiant-e-s. Nous sommes travailleuses et travailleurs. Nous sommes chômeur-e-s. Nous sommes en colère. Nous ne récupérons pas une grève. Nous sommes dans le mouvement depuis le début. Une de ses formes au même titre qu’une autre. Nous ne sommes pas des extrémistes, nous avons une critique radicale de cette société qui est la nôtre. Nous n’infiltrons pas les manifestations, nous aidons à les organiser, nous les rendons vivantes. Nous ne sabotons pas la grève, nous en sommes partie intégrante, nous aidons à l’organiser, nous faisons battre son cœur.

Nous sommes organisé-e-s pour lutter contre ce système violent et oppressif. Nous croyons que la violence du système qui attaque des classes économiques et des populations entières justifie l’usage de la violence qui cible du matériel et des agents politiques que sont les flics. Nous nous drapons de noir pour tenter d’échapper à la répression d’un système qui a fait ses preuves d’intolérance à l’égard de la contestation (Toronto 2012, Montebello 2007, Québec 2001, 15 mars de tous temps, 7 mars 2012, etc). Nos drapeaux noirs s’opposent au fleurdelisée dont les symboles – le roi et l’église – nous horrifient. Le black block n’est pas un groupe. C’est une tactique, une tactique qui oppose obéissance docile aux normes et aux lois, à la désobéissance civile et à l’action directe.

Manifeste du CARRÉ NOIR

De la récupération et de l’infiltration

Nous sommes étudiant-e-s. Nous sommes travailleuses et travailleurs. Nous sommes chômeur-e-s. Nous sommes en colère. Nous ne récupérons pas une grève. Nous sommes dans le mouvement depuis le début. Une de ses formes au même titre qu’une autre. Nous ne sommes pas des extrémistes, nous avons une critique radicale de cette société qui est la nôtre. Nous n’infiltrons pas les manifestations, nous aidons à les organiser, nous les rendons vivantes. Nous ne sabotons pas la grève, nous en sommes partie intégrante, nous aidons à l’organiser, nous faisons battre son cœur.

Nous sommes organisé-e-s pour lutter contre ce système violent et oppressif. Nous croyons que la violence du système qui attaque des classes économiques et des populations entières justifie l’usage de la violence qui cible du matériel et des agents politiques que sont les flics. Nous nous drapons de noir pour tenter d’échapper à la répression d’un système qui a fait ses preuves d’intolérance à l’égard de la contestation (Toronto 2012, Montebello 2007, Québec 2001, 15 mars de tous temps, 7 mars 2012, etc). Nos drapeaux noirs s’opposent au fleurdelisée dont les symboles – le roi et l’église – nous horrifient. Le black block n’est pas un groupe. C’est une tactique, une tactique qui oppose obéissance docile aux normes et aux lois, à la désobéissance civile et à l’action directe.

De l’opinion publique et du mythe de l’unité

Les radicaux-ales s’opposent dans la grève présente aux «imagistes» qui se revendiquent du pacifisme. L’opinion publique, qui oriente la façon dont ces derniers agissent, est une chimère. Notre champ de bataille se situe dans la rue, dans les A.G., dans les bureaux occupés, dans les milieux libérés, pas dans les médias. Nous dénonçons l’illusion que les choses peuvent être changées sans perturbation.

Nous opposons le principe de la solidarité au mythe de l’unité qui sévit dans l’imaginaire de nos contemporain-e-s – les intérêts des québécois-e-s ne sont pas uniques et homogènes. L’unité d’un mouvement est-elle vraiment souhaitable? Ne prend-il pas sa force justement dans le fait qu’il soit diversifié, que certains soient prêts et prêtes à prendre plus de risques et se protéger en conséquence?


De la violence et de la non-violence

Nous croyons qu’il y a une gigantesque différence qualitative entre la violence envers des objets et celle envers des êtres humains. Au risque de nous répéter, nous nous attaquons à des objets. C’est un geste politique et symbolique. Ce faisant, nous nous exposons à une violence beaucoup plus grave: le matraquage, le gazage, la judiciarisation, le fichage par GAMMA et maintenant la répression interne. Nous considérons qu’un individu armuré, qui est prêt à frapper violemment d’autres individus simplement parce qu’il en a reçu l’ordre, perd momentanément l’exception qui prévaut quant à l’utilisation de la violence.

Si on regarde un peu dans les livres d’histoire, il est plus que facile de voir que le vandalisme a toujours été une arme légitime utilisée par les mouvements sociaux, suffragettes, syndicats, minorités racisées, peuples autochtones, etc. Aucun gain social n’a été acquis sans perturbation. Malgré la part décroissante de l’économie réelle dans le total de «l’argent créé», la propriété privée est encore la base sur laquelle est érigée le château de carte du capitalisme et du néolibéralisme qui attaquent présentement l’accessibilité aux études et notre vie au quotidien. C’est à elle que nous nous attaquons.

16 mars 2012, Montréal.

DES ANARCHISTES PARMI TANT D’AUTRES!

 

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